aoû 302010
 

On rencontre sur Internet d’autres personnes qui veulent créer un écovillage et on découvre qu’ils commencent par chercher de l’argent et un terrain. C’est normal, mais il n’est pas du tout évidant de trouver une solution quand l’argent et les intérêts de différentes personnes s’en mêlent.  Beaucoup de gens se démotivent et les bonnes initiatives ne voient pas le jour.

Cela fait des années que nous réfléchissons sur la création d’un écovillage, en concentrant nos efforts sur le problème comment trouver un bâtiment/terrain approprié et des personnes désireuses d’y investir avec nous. Cette année, nous avons créé un SEL, pris goût des échanges sans argent et rencontré des gens de la région qui nous ressemblent. Maintenant nous avons envie d’aller plus loin, de vivre des échanges, de ne plus avoir besoin d’aller au magasin, de trouver tout dans la communauté. Et de créer enfin cet écovillage, en l’adaptant à notre réalité.

La plupart des gens que nous connaissons, qui cherchent à vivre autrement, ont déjà une maison et se sont lancés sur le chemin de l’écologie. Est-ce que c’est si important de vivre ensemble? Est-ce que c’est grave la propriété privée?

L’écovillage Clos du Doubs (le seul écovillage suisse? Nous l’avons visité il y a 5 ans ou plus) est constitué de trois fermes distantes de quelques kilomètres et d’une maison dans la ville voisine (10 km). Preuve qu’il n’est pas nécessaire d’être voisins pour dire que c’est un écovillage. Nous pensons parler plutôt d’éco-réseau.

Il semble que les communes n’aiment pas tellement les regroupements type écovillage (ou c’est que en France?), on peut lire sur Ecopédia: « Implanter un écovillage constitue pour une municipalité « un État dans l’État ». Les lois et règlements municipaux en vigueur ne se prêtent pas nécessairement à la constitution de ce genre d’entité et aux activités qu’elle risque de générer. Au contraire, avec les années, les municipalités ont plutôt eu tendance à se protéger de toutes sortes de regroupements en s’équipant de règlements municipaux qui peuvent être de sérieux freins aux écovillages. »

Et encore des problèmes pour la propriété collective, trouvé sur la page d’EDEN: « Vu les problèmes que rencontrent les collectifs dans cette période troublée, nous réfléchissons à une formule intégrant la propriété individuelle avec une charte de la propriété qui reprendrait les valeurs d’universalité de la terre et de gardien plutôt que de propriétaire = celui qui possède. »

Ecovillage

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aoû 302010
 

L’idée de créer une communauté écolo, solidaire et autosuffisante vient des écovillages, alors j’ai regardé d’abord ce que je pouvais prendre de leur concept. Voici des petites phrases qui me parlent, c’est souvent la même chose mais dit avec d’autres mots, c’était difficile de faire le tri :

  • fournir une meilleure qualité de vie basée sur la satisfaction des besoins fondamentaux
  • procurer un sentiment d’appartenance et de sécurité favorisant une participation active à l’effort collectif
  • réduire les dépenses, accordant à l’individu plus de temps pour ses loisirs et ses rapports sociaux
  • favoriser un fonctionnement équitable plutôt que caritatif
  • autonomie collective en matière économique et énergétique
  • lieu d’expérimentation et de démonstration des idées et technologies nouvelles propres à faire évoluer les sociétés humaines vers un futur désirable
  • parfaitement intégré dans le tissu local, économique et institutionnel, dont il constitue un pôle attractif et innovant
  • refus répété de toute idéologie obligatoire ou dominante, de tout comportement sectaire ou de fermeture envers le monde extérieur
  • intégrer un environnement social d’entraide ayant un faible impact sur l’écosystème
  • respect de la liberté individuelle dans la dimension collective du projet
  • consensus dans les prises des décisions
  • un document accessible et évolutif, de type charte ou convention, reflète le fonctionnement social de la collectivité
  • modification du rapport à la consommation (priorité à la consommation locale), associée à la réalisation d’économies d’énergie et l’utilisation maximale des énergies renouvelables
  • minimiser la production des déchets et la possibilité de recyclage autant que possible sur place
  • valoriser une meilleure utilisation des ressources naturelles par la réduction, la récupération et la réutilisation
  • retour à une vie simple et naturelle, avec le minimum d’attaches au vieux système
  • créer ensemble un mode de vie convivial et juste, avec une empreinte écologique minimale

« La dimension humaine, la richesse des relations d’amitié, la persistance des désirs et de l’idéalité, constituent certainement l’axe majeur du mouvement des éco-villages, celui qui déterminera leur création, leur succès ou leur stagnation. »

« C’est l’aspect collectif qui constitue la plus grande des difficultés. Décider, construire, avancer ensemble est un véritable défi dans une société où l’individualisme prime. Derrière un projet avorté se trouve généralement un problème de relations humaines. Mais la collectivité est également un atout : échange de connaissances, mutualisation des savoirs, partage d’outils et machines (véhicules ou électroménager par exemple) et surtout, stimulation permanente pour approfondir sa démarche. »

« La viabilité d’un éco-village suppose la création de structures économiques efficaces, alliée à la pluriactivité. La palette des activités proposées revêt une grande diversité, chacune d’elle bénéficiant de la synergie économique générée par l’ensemble des autres :

  • développement de l’agriculture biologique
  • accueil de visiteurs pour des motifs variés : tourisme, classes vertes, soins et remise en forme, apprentissage et information sur les activités présentes dans l’éco-village
  • création de PME spécialisées dans un secteur technologique précis, par exemple dans le domaine de la santé, des matériels pédagogiques, des communications, de la construction saine. des énergies renouvelables…
  • activités et événements artistiques et artisanaux, certains éco-villages pouvant comprendre des ateliers d’artistes, des studios pour musiciens ou comédiens
  • chantiers de rénovation ou de construction
  • expériences pédagogiques nouvelles

Ajoutons deux éléments importants pour les futurs habitants d’un éco-village:

  • le développement des technologies de communication rendant possible pour de nombreuses professions le travail à distance, beaucoup de personnes exerçant déjà une profession pourront s’installer à temps partiel dans un éco-village en effectuant périodiquement des déplacements vers leur lieu d’activité initial.
  • à revenu égal, le niveau de vie peut être nettement plus élevé dans un éco-village que dans une ville, parce que les postes principaux (alimentation et logement) seront beaucoup moins importants, grâce aux jardins collectifs ou individuels et à la possibilité d’acquérir ou de louer son logement pour un coût relativement modique. »
Depuis les descriptions détaillées du Réseau Français des Ecovillages et Ekopédia

Eco-futur ?

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aoû 252010
 

J’étais activement engagée pour l’écologie, je voulais changer le monde avec mon art… Maintenant je ne suis motivée de créer pour faire réfléchir les autres, j’ai des buts beaucoup plus égoïstes, mais je reste quand même écolo ;-)

Nous avons créé le SEL Glânois & Alentours qui a démarré très fort, 52 membres et 230 échanges après moins de 5 mois de fonctionnement! Ça me plait tellement que j’ai envie d’aller plus loin, de vivre des échanges sans argent, de ne pas avoir besoin d’aller au magasin parce que je trouve tout ce qu’il me faut dans notre communauté.

C’est un vieux rêve d’André et moi, créer un éco-village. Mais il faut beaucoup d’argent pour avoir des bâtiments groupés, créer physiquement le « village ». Maintenant notre idée est d’imaginer une alternative sans vivre ensemble et devoir investir, chacun garde sa maison et sa vie privée, mais « travaille » et « consomme » dans la communauté en évitant de faire partie de la société de consommation. Quelque chose entre éco-village, SEL, jardin communautaire et groupe de décroissance. Prendre le meilleur de tout et l’adapter aux possibilités et aux souhaits des gens du région intéressés par ce projet.

En attendant, j’ai décidé d’utiliser ce site pour publier mes recherches et mes réflexions sur le sujet.

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